Posté par: Juliane Mariano Catégorie: ACPA, Actualités, Articles, Éducation Mots clés: , Date de publication: 3 février 2020

Oeuvrer au retour de notre diaspora.

La première, diplômée d’école de commerce, est rentrée en Martinique depuis 2 ans. La seconde, ingénieure double diplômée en Marketing territorial, vient d’y poser ses valises : Laura Méril (Co-responsable pôle Recrutement) et Coraline Méril (Responsable pôle Communication) oeuvrent au sein de l’ACPA pour l’accompagnement des diplômés vers un retour au péyi réussi.

L’ACPA est un réseau qui fédère des diplômés antillais ayant un profil cadre et généralement issus des classes préparatoires antillaises. Dans notre communauté, certains sont déjà ‘rentrés au péyi’ mais nombreux sont ceux qui étudient et travaillent hors de nos territoires.

Un marché du travail antillais difficile à appréhender pour notre diaspora

En 2018, nous avons sondé plusieurs membres de notre réseau afin de mieux cerner leur ressenti concernant le retour au péyi, en ciblant principalement de jeunes actifs installés hors de nos territoires: si certains souhaitent rentrer à court ou moyen termes, d’autres n’envisagent aujourd’hui aucun retour. Quelque soit les situations personnelles et professionnelles, la raison principale reste la peur de ne pas trouver un emploi en accord avec leurs aspirations. Il y a une vraie appréhension du marché du travail antillais qui leur apparaît surtout peu transparent (en termes de perspectives réelles d’évolution et de niveau de rémunération notamment). Beaucoup doutent également de leur capacité à se ‘réacclimater’ dans la vie professionnelle locale. 

La majorité des sondés ont quitté nos territoires très jeunes et commencé leur carrière ailleurs, là où les opportunités leur semblaient les plus attrayantes. Et lorsqu’ils reviennent ponctuellement aux Antilles (durant les vacances) cela ne suffit pas pour qu’ils se fassent un avis complet sur le tissu économique local : une certaine distance s’installe avec le temps alors que paradoxalement la majorité d’entre eux ont exprimé l’envie de rentrer participer au développement du territoire et/ou pour des raisons familiales. 

Transformer l’envie du retour en réalité

Cela passera nécessairement par un travail collectif des associations, entreprises et collectivités afin d’offrir de meilleures conditions d’intégration à la diaspora. C’est d’autant plus urgent dans un contexte où la démographie de nos territoires s’effondre.

Or, si le problème est désormais bien assumé, il faut reconnaître que le retour au péyi se prépare. Par son action l’ACPA entend favoriser la rencontre entre les diplômés souhaitant rentrer et les entreprises à la recherche de nouveaux talents. Notre positionnement est à cette interface. Aujourd’hui, la majorité des diplômés qui nous contactent ont pu, grâce à notre accompagnement, trouver plus rapidement un emploi et mieux préparer leur retour. 

Construire ensemble la Martinique et la Guadeloupe de demain

Pour aller plus loin, nous invitons tous les décideurs et chefs d’entreprises locaux à se rapprocher de nous. Nous nous assurerons de capter et diffuser leurs offres dans notre communauté. Nous invitons aussi tous les cadres et anciens préparationnaires à nous aider (de différentes façons : interventions, témoignages, réseautage, etc.) auprès des nouvelles générations dans leur parcours académique, leur insertion professionnelle, et plus tard, dans leur retour au péyi.

Facebook : ACPA Association des Classes Préparatoires Antillaises 

LinkedIn : ACPA

Instagram: @acpaassociation

Mail : contact@acpa-asso.com

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