Posté par: Larry LAMARTINIERE Catégorie: ACPA, Articles, Éducation Date de publication: 26 juillet 2013

Les études oui, mais à quel prix ?

Chaque année, l’Etat français déverse plusieurs millions voire milliards d’euros dans la branche de l’Enseignement supérieur. À quoi sert tout cet argent ? Plus d’un jeune sur deux accède aux études, et 650 000 d’entre eux bénéficient d’une bourse. Selon un rapport récent intitulé “L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche en France” publié par le gouvernement un étudiant coûte en moyenne 11 630 euros par an.

Au sein même des universités, les disparités existent et le coût pour l’Etat varie de 4 500 à 10 900 euros par an selon l’établissement. Plusieurs facteurs expliquent cet important écart. Selon les spécialités, les dépenses vont varier. Ainsi, les universités à dominante sciences de l’ingénieur ou pluridisciplinaires avec une spécialité santé sont plus coûteuses car elles exigent des dépenses telles que les équipements, les laboratoires et le matériel technique. L’ancienneté et l’état général des bâtiments de l’université peuvent également peser dans la balance. Cela va augmenter les charges générales d’entretien, et donc le budget nécessaire à la bonne tenue de l’enceinte. Le taux d’encadrement est le troisième élément à prendre en compte. Autre facteur déterminant : le nombre de professeurs par rapport au nombre d’étudiants. Les plus faibles taux d’encadrement se trouvent dans les universités de lettres, sciences humaines, droit, économie, où les cours peuvent avoir lieu dans des amphithéâtres de grande capacité. D’autres spécialités au contraire nécessitent des effectifs réduits avec davantage de travaux dirigés.

Une légère baisse du coût à noter

À 11 630 euros, le coût moyen d’un étudiant de l’hexagone est en légère baisse par rapport à l’an dernier. De plus, la France se place loin derrière les États-Unis qui comptabilisent tout de même plus de 22 000 euros de dépense en moyenne par étudiant. Cela dit, l’origine des fonds n’est pas la même. Et ceci explique sans doute cela : tandis que l’argent public représente plus de 80 % des financements en France ou en Allemagne, les pays anglo-saxons disposent de fonds privés relativement importants : près de 55 % du total en Australie, 61 % aux États-Unis et 70 % au Royaume-Uni. En ce qui concerne les filières, sans surprise, ce sont les étudiants de classes préparatoires aux grandes écoles qui tapent le plus dans le budget. Car évidemment, de la formation dépend le prix. C’est ainsi qu’un étudiant d’université publique coûtera 10 770 euros à l’Etat, contre 15 080 euros pour un élève de prépa qui, pourtant, ne débourse pas un centime pour ses deux ou trois années d’études. Une exception française qui devrait bientôt prendre fin suite à l’annonce faite en janvier dernier par Geneviève FIORASO, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. En effet, cette dernière souhaite que tout élève (à l’exception des boursiers) s’acquitte désormais des frais d’inscription universitaires  (environ 180 euros) pour intégrer « maths sup-maths spé » ou « hypokhâgne-khâgne ».Une mesure plus symbolique que stratégique car financièrement, elle ne devrait pas rapporter plus de 9 millions d’euros à l’Etat.

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