Posté par: Larry LAMARTINIERE Catégorie: Articles, Éducation Date de publication: 30 septembre 2013

Guide pratique des aides aux étudiants

Le passage en Classes Préparatoires ou même en Grande Ecole est souvent une étape difficile : nouvelles épreuves, nouveau rythme, nouvel environnement. Certains étudiants sont issus de famille modeste ou vivent seuls, éloignés de leurs proches. D’autres travaillent en parallèle de leurs études pour arrondir les fins de mois. Ainsi, l’Etat français met en place un système d’aides financières et de bourses qu’il est bon de connaître.

Il existes plusieurs types d’aides aux étudiants versées par l’Etat après analyse des dossiers complets (gare aux oublis de documents, les administrations ne s’embêtent pas à traiter les demandes incomplètes) :

– les bourses d’enseignement supérieur sur critères sociaux

– l’aide aux jeunes en situation d’autonomie avérée

– l’aide au mérite

– les aides à la mobilité internationale

En quoi consistent ces aides et comment les obtenir ?

– Les bourses d’enseignement supérieur sur critères sociaux sont versées par le CROUS et, contrairement à ce que l’on pense, elles ne sont pas uniquement destinées aux étudiants de famille modeste. Même les plus aisés gagneront à constituer un dossier. Car réparties en 9 échelons et attribuées pour 10 mois, elles vont de 0 à 5 500e en fonction des ressources et des charges des parents. Et même l’échelon 0 offre des avantages non négligeables : l’exonération des droits d’inscription et de sécurité sociale (ce qui au total, s’élève tout de même à quelques centaines d’euros). Pour information, les étudiants boursiers sur critères sociaux, originaires des départements et collectivités d’outre-mer peuvent obtenir la bourse sur 12 mois au lieu de 10. En effet, selon certaines conditions, il est possible de maintenir sa bourse pendant les grandes vacances universitaires.

– Le fonds national d’aide d’urgence (FNAU) permet d’apporter une aide financière rapide et personnalisée, ponctuelle, aux étudiants rencontrant de graves difficultés et à ceux qui doivent faire face à des difficultés spécifiques durables, comme la rupture familiale. 7 000 allocations individuelles comprises entre 4 000 euros et 5 500 euros sont créées à partir de la rentrée 2013 pour des jeunes en situation d’autonomie avérée. L’étudiant doit faire la demande d’aide auprès du CROUS de son académie.

– Les bacheliers ayant obtenu la mention très bien au bas ont droit, en plus de la bourse sur critères sociaux, à ce que l’on appelle l’aide au mérite. Seule condition : poursuivre des études dans l’enseignement supérieur (attribution durant 3 ans). Les meilleurs étudiants en licence poursuivant en master peuvent également prétendre à cette aide (attribution pour toute la durée du master, soit 2 ans).Le montant annuel est de 1800 euros.

– Pour les étudiants qui souhaitent suivre une formation supérieure ou un stage à l’étranger il existe ce que l’on appelle l’aide à la mobilité internationale. La mensualité s’élève à 400 euros et est accordée pour une période allant de 2 à 9 mois. Les bénéficiaires de cette aide sont sélectionnés par l’établissement d’enseignement supérieur dont ils dépendent. Certains établissements privés, non reconnue par l’Etat, ne peuvent malheureusement pas attribuer cette aide. Pour le savoir, l’étudiant doit se rapprocher de son secrétariat.

Le petit plus

Certaines régions d’outre-mer, comme celle de la Guadeloupe, offrent à leurs étudiants une bourse de 3000 euros lorsqu’ils partent faire leurs études dans l’hexagone, à condition que la formation qu’ils souhaitent suivre n’existe pas dans la dite région. L’étudiant devra donc dans un premier temps fournir une attestation de non existence de la filière (fournie par le CROUS du département). Il sera ensuite amenée à écrire une lettre de motivation et à fournir les avis d’imposition de ses parents. Le dossier doit être renvoyé complet avant la mi octobre de chaque année. Les réponses arrivent en général en début d’année civile (janvier/février). Pour cette aide, mieux vaut être patient car si toutefois l’étudiant a obtenu une réponse favorable, elle ne lui versée qu’en fin d’année, entre les mois de mai et juillet.

Virginie SAINSILY

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