Posté par: Larry LAMARTINIERE Catégorie: ACPA, Articles Date de publication: 24 septembre 2015

Retour d’expérience de prépa: Claude-Alban RANÉLY-VERGÉ-DÉPRÉ, ancien élève du lycée de BAIMBRIDGE (Guadeloupe)

 

En cette nouvelle année scolaire, les anciens préparationnaires ont fait leur rentrée dans leurs grandes écoles respectives. Symbole de réussite aux concours, ce passage marque la fin d’une vie studieuse, celle de la classe préparatoire. Mais elle est également le début d’une nouvelle aventure.

Parmi eux, certains ont souhaité témoigner de leur parcours en classe préparatoire, afin de transmettre leur expérience et de motiver les promotions futures. Voici celui de Claude-Alban RANÉLY-VERGÉ-DÉPRÉ, ancien taupin au lycée de Baimbridge, en Guadeloupe.

Bonjour Claude-Alban, présente-toi :

« Je suis Claude-Alban RANÉLY-VERGÉ-DÉPRÉ, j’ai cette année, fait mon d’entrée en École d’ingénieur (À télécom Saint-Étienne), 21 ans. J’étais en PCSI puis en PC. J’ai fait 5/2 (j’ai redoublé ma deuxième année).

Je suis un élève scolairement moyen en regardant le papier (les bulletins) mais considéré, d’après les appréciations du corps professoral comme Étant doté de grandes capacités. »

Comment as-tu préparé tes concours ?

« Ma préparation était répartie entre deux parties principales : les révisions de cours et les annales de concours. J’avais établi un rythme de travail soutenu : 3h le matin, une pause d’1h pour manger le midi et 4h l’après-midi.

Après avoir terminé mes révisions de cours que j’avais Établi au début des révisions, je n’ai fait que des annales de concours (des annales H&K que je recommande d’ailleurs) que je préparais. Je fonctionnais par thème : je révisais un chapitre (ex. Les séries) et je faisais des annales concernant le sujet.

J’ai préparé Les Mines, Centrale et CCP. Avec dans l’ordre de mes révisions : d’abord une annale CCP pour s’entrainer puis une annale Centrale ou Mines pour se gratter la tête. »

« Une formation connue et reconnue . »

Quelles étaient tes sources de motivation ?

« Mes sources de motivation ont été principalement l’espoir. L’espoir amené par une formation connue et reconnue. L’espoir d’une vie différente en école. L’espoir de pouvoir choisir un domaine qui me plairait et dans lequel j’aimerais travailler. »

« Je me suis fait des amis que je garderai toute ma vie. »

« Mon expérience À Baimbridge a été multiple : j’ai été À l’internat puis en appartement (personnel).

Pour le côté professionnel et scolaire, le corps professoral est plus que qualifié pour les postes. Les professeurs sont présents à nos côtés à chaque instant de la formation pour nous aider, nous aiguiller et nous conseiller, pour certains…

Pour le côté organisation, le lycée ne donne pas aux élèves le statut d’étudiant donc le statut “hybride” qui est attribué aux préparationnaires est pesant, à un certain stade d’une formation en Études supérieures : obligation de se plier aux horaires du lycée, obligation de porter un badge…

Pour l’internat, le temps que j’y suis resté (1 an, l’année 2012/2013), c’était un cauchemar : lit trop petit, organisation désastreuse des imprévus, il faut s’imaginer que l’on renvoyait les élèves (même ceux de Basse-Terre) au moins 4 ou 5 fois, on a fait nous doucher sur le stade À 5h du matin au tuyau plus d’une fois. Et j’en passe. Le seul bon point que j’en ressors est l’expérience humaine : je me suis fait des amis que je garderai toute ma vie, j’ai des souvenirs plein la tête de sessions de travail mouvementées … »

Qu’est-ce qui t’as marqué le plus durant ces années ?

« L’élément le plus marquant dans mon expérience de préparationnaire reste le rapport au temps. Je me rappelle de ma première semaine de classe prépa : j’ai eu l’impression qu’un mois entier s’était écoulé. Une distorsion survient : une impression que le temps s’allonge mais que le temps manque cruellement pour accomplir la charge de travail demandé (“Je vais travailler jusqu’à 22h” *20 minutes (dans ta tête) plus tard* “Ah tiens ! Il est 01h du matin !”). »

Les concours : « Ne pas baisser les bras !»

« Les écrits sont le moment du marathon : il faut tenir mais il faut se donner à fond. C’est une étape qui est physiquement Éprouvante (on commence souvent À 6h pour le centre d’examen de Guadeloupe, Baimbridge même). Le principal ressenti des oraux est que nous remarquons à quel point on est minuscule dans le système des concours : on est traité comme du bétail avec des numéros, de manière machinale. Une épreuve orale mais aussi psychologique : rester de marbre lorsque le jury regarde partout sauf ta présentation, accepter de faire des erreurs mais les corriger, accepter de ne pas trouver mais toujours proposer des pistes de résolutions mais surtout NE PAS BAISSER LES BRAS ! »

L’équipe ACPA

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